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Fiche de nom

Grondin

Deuxième nom de l’agrégat 1891–2000. La souche la plus tôt isolée relie Bourbon à Fort-Dauphin : un Français, une Malgache, un fils métis, un navire de 1676.

Fait documenté

De Fort-Dauphin à Bourbon, 1676

Les listes de passagers et les synthèses de peuplement placent François Grondin parmi les rescapés du massacre de Fort-Dauphin arrivés à Bourbon en mai 1676 à bord du Saint Robert, aux côtés notamment de François Rivière et de Jacques Maillot.

François est dit né à Fort-Dauphin vers 1670–1672, fils d’Étienne Grondin et de Louise Siarane (Siaram). Louise, veuve, épouse ensuite Antoine Payet. Le même foyer malgache nourrit donc deux grands noms de l’île, sans les fondre en une seule famille.

Les dépouillements d’état civil situent la mort de François Grondin le 27 février 1747 à Sainte-Suzanne. Entre-temps, les habitations du Butor et de Sainte-Suzanne apparaissent dans les notices généalogiques qui citent les actes.

Arrivée 1676 Décès 27 février 1747, Sainte-Suzanne Année de naissance à Fort-Dauphin : vers 1670–1672

Lecture

Un nom français, une racine malgache

Réduire Grondin à un « nom de petit Blanc » serait un cliché. La première génération documentée est déjà métisse. Le nom voyage d’Europe à Madagascar avant de s’écrire à Bourbon. C’est exactement le contraire d’une étiquette raciale simple.

Comme pour Payet, la fréquence du XIXe–XXe siècle n’interdit pas d’autres attributions plus tardives. Elle dit seulement que le nom a essaimé.