Nout ZanimosComprendre d’où nous venons pour mieux transmettre ce que nous sommes. Nout Zanimos

Nout Zanimos

Le paille-en-queue

Deux longs brins blancs derrière un oiseau blanc. Au-dessus des falaises, on le reconnaît avant même d’avoir vu le bec.

La falaise et la mer

Le paille-en-queue à brins blancs est le phaéton à bec jaune. Il n’est pas un oiseau des forêts. Il niche dans les falaises du littoral, là où la roche offre un trou. Le jour, on le voit seul, en parade, ou par petits groupes. Il mange en mer. Il revient à la côte pour la ponte et pour se montrer.

Ce n’est pas le papangue, qui chasse la terre. Ce n’est pas non plus un oiseau que l’île aurait seul au monde. C’est un oiseau marin que les Réunionnais ont nommé d’après ce qui dépasse : la paille, les deux brins.

Un nom de côte

On le croise au-dessus des caps et des remparts qui tombent dans l’eau : cap Méchant, les falaises de l’Ouest, les côtes où la houle travaille le basalte. Le voir, c’est voir un partage. L’oiseau vit de la mer. L’île ne lui prête que la falaise.

Le papangue Nout Zanimos Cap Méchant

Deux brins, un nom, une falaise

Le paille-en-queue à brins blancs est le phaéton à bec jaune, Phaethon lepturus. Il n’est pas un oiseau des forêts. Il niche dans les falaises du littoral, là où la roche offre un trou. Le jour, on le voit seul, en parade, ou par petits groupes. Il mange en mer. Il revient à la côte pour la ponte et pour se montrer.

Ce n’est pas le papangue, qui chasse la terre. Ce n’est pas non plus un oiseau que l’île aurait seul au monde. D’autres côtes de l’océan Indien connaissent le même phaéton. Ici, les Réunionnais l’ont nommé d’après ce qui dépasse : la paille, les deux brins. Le nom dit le regard, pas la classification.

Paille-en-queue au-dessus de Langevin.
Paille-en-queue à Langevin. Un oiseau de La Réunion, pas un phaéton d’ailleurs. Photographie de Rémih, CC BY-SA 4.0. Fichier d’origine.
Paille-en-queue, autre vue à Langevin.
Les deux brins. Le nom dit le regard, pas la classification. Photographie de Rémih, CC BY-SA 4.0. Fichier d’origine.

Un oiseau de côte, pas de kiosque

On le croise au-dessus des caps et des remparts qui tombent dans l’eau : cap Méchant, les falaises de l’Ouest, les côtes où la houle travaille le basalte. À Langevin aussi, on l’a photographié au-dessus de l’eau. Le voir, c’est voir un partage. L’oiseau vit de la mer. L’île ne lui prête que la falaise.

Paille-en-queue à brins blancs, à l’Ermitage.
Un paille-en-queue à l’Ermitage. Il mange en mer. L’île ne lui prête que la falaise. Photographie de Philippe Bourjon, CC BY-SA 3.0. Fichier d’origine.
Paille-en-queue à brins blancs, à La Réunion.
Phaéton à bec jaune, à La Réunion. Les deux brins ont donné le nom. Dunog. Domaine public. Fichier d’origine.

Les familles qui s’arrêtent au cap le voient parfois passer, et c’est déjà beaucoup. On ne le dérange pas dans le trou où il niche. On ne le confond pas avec un oiseau de basse-cour, ni avec le papangue. Les deux pages se tiennent dans Nout Zanimos. L’une raconte le dernier chasseur terrestre. L’autre raconte l’oiseau qui n’emprunte à l’île que la pierre du bord.

Quand la mer est grosse, l’oiseau reste le maître de l’air. Quand elle est plate, il passe encore. Ni l’un ni l’autre de ces jours n’ouvre le nid. Le cap, le souffleur, la falaise : on les regarde. On n’y grimpe pas pour une plume.

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