Bwa palmiste noir
Bwa palmiste noir.
Nout Natir
Nout Natir n’est pas un catalogue décoratif. C’est la porte de l’encyclopédie vers les milieux, la végétation, la faune, les paysages et la manière dont les habitants ont habité, cultivé et nommé ce vivant.
Végétation des Hauts et mer de nuages, 12 août 2021. On voit un étagement, pas une espèce nommée.
Pourquoi cette porte existe
La Réunion est une île volcanique de l’océan Indien. Le relief, l’altitude, l’humidité et le vent ne font pas seulement un paysage : ils tranchent des milieux. Une plante des Hauts, une forêt de nuages, un rempart, un jardin de bas de pente et une rivière ne racontent pas la même histoire. Nout Natir sert à entrer dans cette diversité sans la réduire à une liste, et sans la figer dans un récit touristique.
Les habitants n’ont pas regardé cette nature de l’extérieur. Ils l’ont nommée, plantée, coupée, protégée, parfois épuisée. Les jardins, les vergers, les savanes cultivées et les plantes introduites font partie du tableau autant que les forêts anciennes. Cette présence humaine n’efface pas le vivant indigène : elle l’entoure, le concurrence, parfois le transmet. C’est pourquoi Nout Natir relie déjà les plantes à Nout Zarboutan, aux jardins du Vieux Domaine et à Nout Agrikiltir.
La forêt de Mare-Longue, à Saint-Philippe, est l’un des sites que le Parc ajoute au bien « Pitons, cirques et remparts », dans l’aire d’adhésion. Nout Piton tient la liste et les hectares. Cette page ne dresse pas l’inventaire des espèces. Le vacoa des puits de la même côte est une autre plante, et une autre page.
Le cadre de protection, lui, est daté. Le décret n° 2007-296 du 5 mars 2007 crée le Parc national de La Réunion et délimite son cœur. En 2010, le Comité du patrimoine mondial inscrit le bien « Pitons, cirques et remparts de l’île de La Réunion » : l’UNESCO indique que ce bien coïncide avec la zone centrale du Parc national et qu’il couvre plus de 100 000 hectares, soit environ 40 % de l’île. Ces faits institutionnels ouvrent le chemin vers Nout Piton, Nout Volkan, Nout Rivièr et Nout Dlo. Ils ne remplacent pas les fiches plantes, et ils ne prétendent pas décrire chaque écosystème ici.
Relief, vents, milieux
Météo-France décrit un climat tropical humide, marqué par deux saisons — plus pluvieuse en début d’année, plus sèche ensuite — et surtout par le relief. Les alizés abordent l’île par l’est : la côte est est la façade au vent ; la côte ouest, sous le vent, est protégée par les massifs. L’humidité, les nuages et les pluies ne se répartissent donc pas comme sur une plaine. Nout Natir n’invente pas ici de records de précipitations : il constate que le vivant suit ces contrastes.
L’endémisme — plantes qui n’existent naturellement qu’ici, ou dans les Mascareignes — se comprend dans ce cadre d’île isolée, de pentes et de milieux séparés. L’UNESCO, en inscrivant les pitons, cirques et remparts, insiste sur cet endémisme végétal et sur le rôle de refuge du cœur du Parc. Les fiches plantes restent le lieu du détail d’espèce. Cette porte, elle, dit pourquoi la liste n’est pas un catalogue plat.
La présence humaine transforme encore le tableau : canne, jardins, introductions, coupes, protection. Relier une plante tressée à Vacoa et à l’artisanat, ou un jardin à Nout Agrikiltir, n’est pas un artifice : c’est le même vivant, vu du côté de l’usage. La faune a sa porte dans Nout Zanimos.
Ce que l’encyclopédie compte déjà
Le chiffre 887 est l’addition interne de Mwin Lé Réunion : 236 endémiques de La Réunion, 155 des Mascareignes, 496 autres indigènes. Une plante endémique n’existe naturellement qu’ici (ou dans les Mascareignes). Une plante indigène est arrivée sans l’homme. Les 83 cryptogènes restent à part : leur origine n’est pas tranchée. Ce n’est pas un total scientifique universel de toute la flore : c’est le compte de l’inventaire déjà publié dans l’encyclopédie.
Nout Natir × Nout Zarboutan
La botanique de Mwin Lé Réunion ne se limite pas à une liste d’espèces. Elle conserve aussi la mémoire de celles et ceux qui ont appris à regarder, nommer, planter et transmettre.
Découvrir Raymond LucasMilieux et paysages
Fougères, arbustes et végétation des Hauts vivent avec l’altitude, le relief, l’humidité et les nuages. Les photographies ci-dessous appartiennent déjà au fonds de Mwin Lé Réunion. Elles ne prétendent pas identifier une espèce : elles rappellent que le vivant a un lieu.
La flore dans son paysage
Une plante endémique de La Réunion n’existe naturellement nulle part ailleurs dans le monde.
Présente naturellement à La Réunion, Maurice et/ou Rodrigues, pas au-delà de l’archipel.
Arrivée sans l’homme, naturelle à La Réunion, mais aussi présente ailleurs dans le monde.
On ne peut pas encore dire avec assez de certitude si elle est indigène ou introduite. Elle reste hors du compte 887.
Mwin Lé Réunion documente les savoirs sans donner de posologie personnalisée et sans présenter comme traitement médical ce qui relève d’un usage traditionnel.
Toutes les plantes
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Collection originale
La collection rassemble 87 photos botaniques réalisées sur le terrain. Les vues complémentaires d’une même plante sont conservées. Lorsque le nom n’est pas certain, l’herbier le dit.
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Nout Natir × Nout Patrimoine
Le jardin du Vieux Domaine est nommé. Aucune espèce n’y est identifiée sur cette page. On n’écrit pas d’usage médicinal, ni une liste d’endémiques.
Explorer le patrimoine vivantL’eau, les rivières, le relief
Les portes ci-dessous existent déjà. Elles ne sont pas des collections nouvelles : elles permettent de quitter la plante pour le milieu.
Plantes
Elles se lisent quand on le choisit.
Bwa palmiste noir.
Bwa kafe marron.
Bwa de fer.
Bwa d’éponge.
Bwa d’gaulette.
Arbre voyageur — Ravinala.
Nout Natir reste la grande maison des plantes, forêts et milieux végétaux. Pour donner à chaque animal une vraie histoire — statut, habitat, noms créoles, menaces, traditions et espèces disparues — la faune se lit dans Nout Zanimos, tout en restant reliée aux habitats naturels.
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