Nout Communes • N° 17 dans l’ordre historique

L'Étang-Salé

Entre mer et forêt, du sel et de la pêche déjà nommés en 1882.

Naissance de la commune

L'Étang-Salé, avant et après sa naissance administrative

La loi de 1893 et la mise en œuvre en 1894 donnent naissance à la commune, détachée de Saint-Louis.

Histoire lontan

De l’ancien étang à la commune

Une chronologie construite à partir des sources municipales, patrimoniales et archivistiques.

1652

Un étang signalé sur le littoral

Flacourt signale l’étang qui donnera son nom au territoire. Alimenté lors des fortes marées, il se trouvait derrière le secteur de l’ancienne gare.

1719–1722

Premières concessions

Les premières concessions documentées sont accordées notamment aux frères Louis et Étienne Cadet et à Joseph Rivière, à Ravine Sèche. Les premiers peuplements se développent d’abord dans les hauteurs. La fiche Rivière ne relie pas Joseph à François Rivière, arrivé en 1676 : le lien de parenté n’est pas établi.

1859

La paroisse se détache

La paroisse Saint-Dominique est détachée de celle de Saint-Louis : un jalon important avant l’autonomie communale.

1870–1874

La forêt contre les dunes

La forêt littorale est créée artificiellement. La plantation massive de filaos vise à fixer les dunes de sable et transforme durablement le paysage des Bas.

1882

Le train arrive aux Bains

La gare du chemin de fer facilite l’installation et les séjours sur le littoral. Pêche et petite production de sel participent alors à l’activité du village.

1887

La demande d’autonomie

Une communauté d’environ 2 950 habitants porte une pétition demandant que L’Étang-Salé devienne une commune distincte de Saint-Louis.

1893–1894

Naissance de la commune

La loi du 11 juin 1893 est promulguée localement par l’arrêté du 8 janvier 1894. Ernest Legros est élu premier maire le 26 février 1894.

XXe siècle

Sel, chaux, routes et urbanisation

Les Bains connaissent notamment les activités des marais salants et des fours à chaux. Puis les équipements, les routes et l’urbanisation transforment progressivement les Hauts et le littoral.

Population — évolution

De 6 510 à 14 464 habitants

AnnéePopulation municipale
19686 510
19756 610
19827 479
19908 769
199911 755
200713 179
201213 647
201713 894
202314 464

Entre mer et forêt

Une commune qui se lit du battant des lames aux Hauts

Le territoire se lit du littoral aux Hauts.

La plage de sable volcanique

La plage est bordée de filaos.

Le Gouffre

Un long couloir naturel creusé dans les roches basaltiques noires, directement exposé à la puissance de l’océan. Un paysage spectaculaire, mais qui impose prudence et respect du site.

Entrer dans la fiche du Gouffre →

La forêt littorale

Créée artificiellement à partir de 1870 pour fixer les dunes, par une plantation de filaos.

Plus de 50 km de voies

Pistes et sentiers sont annoncés sur cette page. Les vestiges ferroviaires restent ceux de la gare de 1882.

Sentiers : information vivante. Les conditions d’accès peuvent évoluer après intempéries, travaux ou arrêtés. Mwin Lé Réunion distingue le patrimoine du sentier de son état d’ouverture du jour.

Quartiers, îlets & écarts

Un territoire à parcourir par ses lieux

Paysage

Plage, côte rocheuse, forêt de filaos, les Bains et les Hauts.

Quartiers, îlets & écarts

L’Étang-Salé-les-Bains, L’Étang-Salé-les-Hauts, Ravine Sèche, Les Canots, Maniron, Le Lambert et écarts agricoles.

L’Étang-Salé : quartiers, villages et secteurs de mémoire

Chaque entrée ouvre une notice Mwin Lé Réunion rédigée pour situer le quartier dans son territoire, décrire ses paysages et son évolution. Lorsqu’un nom correspond à un secteur informel plutôt qu’à un découpage administratif, nous le disons comme un secteur informel.

97427

Ravine Sèche

Ravine Sèche est le lieu des concessions de 1719–1722, accordées aux frères Cadet et à Joseph Rivière. Le quartier d’aujourd’hui est dans les Hauts. Les fiches de nom ne font pas de cette ravine une seule lignée.

97427

Les Canots

Les Canots parmi les quartiers est un écart de cette commune. Cette notice reste incomplète : les dates, les acteurs et les usages du lieu n’ont pas encore été rassemblés ici à partir de sources nominatives.

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Maniron

Maniron parmi les quartiers est un écart de cette commune. Cette notice reste incomplète : les dates, les acteurs et les usages du lieu n’ont pas encore été rassemblés ici à partir de sources nominatives.

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Le Lambert

Le Lambert parmi les quartiers est un écart de cette commune. Cette notice reste incomplète : les dates, les acteurs et les usages du lieu n’ont pas encore été rassemblés ici à partir de sources nominatives.

Nout terroir

Ce que la terre donnait

De 1870 à 1874, une forêt de filaos est plantée pour fixer les dunes. En 1882, la gare du chemin de fer facilite les séjours : pêche et petite production de sel participent alors à l’activité du village. Au XXe siècle, les Bains connaissent les marais salants et les fours à chaux. On n’ajoute pas ici la canne ni une liste de services.

Nout patrimoine

Les lieux et les mémoires à préserver

Forêt domaniale, ancienne gare et traces ferroviaires, ancien étang et mémoire du sel, littoral de pêche, Gouffre, anciennes cases et paysages agricoles.

Nout moun

Les gens déjà nommés sont Louis et Étienne Cadet, Joseph Rivière, et Ernest Legros, premier maire le 26 février 1894.

Patrimoine documenté

L’église paroissiale des Hauts

L’Inventaire général du patrimoine culturel documente l’église paroissiale de L’Étang-Salé-les-Hauts : campagne principale de construction au troisième quart du XIXe siècle, gros œuvre en lave et moellon, plan en croix latine.

Mémoire ferroviaire

La gare et les traces du chemin de fer

L’arrivée du chemin de fer en 1882 transforme les circulations et les séjours aux Bains. Les vestiges ferroviaires du secteur deviennent une passerelle entre Nout Commune, Nout Lieux et Nout Mémoire.

Le Gouffre est sur cette côte de basalte.

Ce qui est tenu

Archives, photos lontan et paroles d’habitants

Les dossiers forestiers des années 1870, le train de 1882 et la commune de 1894 sont déjà écrits. Les paroles des habitants ne le sont pas. On ne les invente pas.

Archives. Les Archives départementales conservent notamment des dossiers sur les exploitations forestières dès les années 1870, les concessions, Ravine Sèche et la délimitation de la forêt domaniale.

Photos lontan. Ancienne gare, village des Bains, pêche, forêt, sel et chaux sont des sujets nommés. On ne publie pas ici une photographie sans crédit ni sujet. Pas de photo inventée.

Paroles de gramounes. Les voix déjà nommées sont Ernest Legros, premier maire le 26 février 1894, Louis et Étienne Cadet, et Joseph Rivière.

Nout Zarboutans. Ces quatre noms sont ceux de la fiche. On n’en ajoute pas d’autres ici.

Ce qui manque n’est pas inventé. Le Gouffre, le sel, la chaux et la pêche côtière sont nommés. Les paroles qui ne sont pas écrites restent absentes.

Rakont anou

Ce que les quartiers savent encore

L’étang que Flacourt signale en 1652 donne le nom. Entre 1719 et 1722, les premières concessions documentées sont accordées notamment aux frères Louis et Étienne Cadet et à Joseph Rivière, à Ravine Sèche. Ce sont des noms de concessionnaires, pas une étymologie de l’étang. En 1859, la paroisse Saint-Dominique est détachée de celle de Saint-Louis.

En 1887, une communauté d’environ 2 950 habitants porte une pétition. La loi du 11 juin 1893 est promulguée localement par l’arrêté du 8 janvier 1894. Ernest Legros est élu premier maire le 26 février 1894.

Si vous tenez un souvenir de ce territoire — un lieu, un métier, une mémoire de famille — il a sa place ici. On peut le raconter et le déposer.