Nout Communes • N° 24 dans l’ordre historique

Cilaos

La benjamine des communes, mais l’un des territoires les plus anciens dans la mémoire des Hauts.

Naissance de la commune

Cilaos, avant et après sa naissance administrative

Créée le 15 mars 1965 par séparation de Saint-Louis ; dernière commune créée à La Réunion.

Histoire lontan

Ce que le territoire raconte

Cilaos est la dernière commune créée à La Réunion. Elle se sépare de Saint-Louis le 15 mars 1965. Irénée Accot en est le premier maire. Le cirque est habité bien avant cet acte. L’archéologie d’Îlet à Cordes et du Tapcal apporte des éléments. Elle ne confirme pas les récits légendaires. Le marronnage place des marrons dans ce cirque, et des récits de chasseurs. Sarlave et Laverdure y sont associés. Ce couple appartient à ces récits.

Le Bras de Cilaos est l’exutoire du cirque. Plus bas, avec le Bras de la Plaine, il forme la Rivière Saint-Étienne, qui atteint la mer à Saint-Louis. Le détail est dans Nout Rivièr. En 2010, le bien « Pitons, cirques et remparts » ajoute, dans l’aire d’adhésion, le Piton de Sucre et la chapelle du cirque. Nout Piton laisse les hectares du bien et ceux du cœur côte à côte.

Le rapport de présentation du PLU de Cilaos (2018) reprend Catherine Lavaux. Les sources chaudes y sont révélées au XIXe siècle par le chasseur de cabris Paulin Técher. Le gouverneur de Hell charge l’ingénieur Guy de Ferrières d’un tracé vers les sources : le sentier du Cap Noir est ouvert au bout de neuf années. En 1840, le même ingénieur dresse un plan des îlets et du village. En 1858, une église en bois, Notre-Dame des Neiges, est construite. En 1861, Cilaos devient section de Saint-Louis. En 1866, Lavaux compte 1 000 habitants. Des thermes sont construits en 1896 ; le docteur Mac-Auliffe y est affecté, et sa fille initie les femmes du cirque à la broderie. Jusqu’en 1932, le voyage se fait en fauteuil ou chaise à porteurs. L’ingénieur Mallet donne le premier coup de pioche aux Aloès en 1927. On ne dresse pas ici un nombre de virages, et on n’écrit pas la lentille comme un label déjà accordé.

Population — évolution

De 5 586 à 5 040 habitants

AnnéePopulation municipale
19685 586
19755 672
19825 735
19905 856
19996 115
20075 796
20125 440
20175 456
20235 040

Quartiers, îlets & écarts

Un territoire à parcourir par ses lieux

Paysage

Le cirque est habité avant l’acte de 1965. Le Bras de Cilaos en est l’exutoire.

Quartiers, îlets & écarts

Cilaos centre, Îlet à Cordes, Bras Sec, Palmiste Rouge, Peter Both, Mare Sèche et écarts du cirque.

Cilaos : chaque quartier ouvre sa propre lecture

Chaque bouton ouvre une notice Mwin Lé Réunion. Les quartiers, les îlets et les écarts se lisent avec le récit de la commune.

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Cilaos centre

Au XIXe siècle, Cilaos est un lieu de thermalisme et de changement d’air. Le PLU, d’après Lavaux, date l’église en bois Notre-Dame des Neiges de 1858, la section de Saint-Louis de 1861, les thermes de 1896, et l’affectation du docteur Mac-Auliffe. La broderie dite « jours de Cilaos » se structure ensuite autour d’Angèle Mac-Auliffe. Le PLU range Mare Sèche avec ce centre parmi les quatre quartiers principaux.

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Îlet à Cordes

Le PLU, d’après Lavaux, date la première concession de 1826, accordée à l’esclave Figaro. L’office de tourisme du Sud rappelle un refuge de marrons au XVIIIe siècle, puis une vocation agricole — lentille, ail, vigne, agrumes. L’archéologie d’Îlet à Cordes et du Tapcal apporte des éléments. Elle ne confirme pas les récits légendaires.

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Bras Sec

Le PLU en fait l’un des quatre quartiers principaux. L’Atlas des paysages le place à l’est, de l’autre côté du Bras de Benjoin. L’office de tourisme du Sud le décrit comme un hameau agricole, au pied du piton dit Bonnet de Prêtre, desservi par la D241. Il nomme la forêt de cryptomérias de la Mare à Joseph, en partie touchée par le cyclone Dina en janvier 2002, et les productions de lentilles, de vin, de grains et d’élevage. L’année de fondation du hameau n’est pas écrite ici.

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Palmiste Rouge

Le PLU en fait l’un des quatre quartiers principaux. L’Atlas des paysages le décrit comme un mini-cirque isolé du reste par la chaîne de Peter Both. L’office de tourisme du Sud le dessert par la D240 et le lie aux brodeuses du cirque. L’îlet à Calebasse, à l’ouest, y est nommé comme un hameau de quelques familles. L’année de peuplement n’est pas écrite ici.

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Peter Both

Le PLU, d’après Lavaux, date de 1862 les concessions officiellement délivrées au Peter Both et au plateau des Étangs. Il range ensuite Peter Both parmi les entités secondaires, avec le Pavillon et l’Îlet Calebasse. Un récit local, Detak Cilaos, rattache le nom au piton et à la montagne mauricienne baptisée d’après l’amiral Pieter Both ; il place une halte de voyageurs à la fin du XIXe siècle, un hôtel tenu par un Nativel, puis le recul de cette étape après la route carrossable de 1932. Ce récit n’est pas l’acte de concession.

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Mare Sèche

Le rapport de présentation du PLU (2018) range Mare Sèche avec le centre-ville parmi les quatre quartiers principaux. L’histoire propre du lieu-dit — familles, dates de concession, usages — n’est pas encore développée ici au-delà de ce classement administratif.

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écarts du cirque

Le PLU nomme encore le Pavillon et l’Îlet Calebasse parmi les entités secondaires. L’office de tourisme du Sud nomme aussi l’Îlet de Gueule Rouge, au pied du Grand Piton, depuis Bras Sec. On n’écrit pas ici une notice complète pour chacun.

Nout terroir

Ce que la terre donnait

Au XIXe siècle, Cilaos est un lieu de thermalisme et de changement d’air. La broderie dite « jours de Cilaos » se structure autour d’Angèle Mac-Auliffe. Lentille et vin sont nommés à Îlet à Cordes et à Bras Sec. On n’écrit pas la lentille comme un label déjà accordé.

Nout patrimoine

Les lieux et les mémoires à préserver

Les thermes de 1896, la broderie d’Angèle Mac-Auliffe, Notre-Dame des Neiges (1858), Îlet à Cordes et le Tapcal. Le premier coup de pioche de la route carrossable est daté de 1927, aux Aloès, par l’ingénieur Mallet. Jusqu’en 1932, le voyage se fait encore en chaise à porteurs. On ne dresse pas ici un nombre de virages.

Nout moun

Paulin Técher, chasseur de cabris, pour les sources. Guy de Ferrières, pour le sentier et le plan de 1840. Figaro, concessionnaire de 1826 à l’Îlet à Cordes. Le docteur Mac-Auliffe et Angèle Mac-Auliffe. L’ingénieur Mallet, 1927. Irénée Accot, premier maire le 15 mars 1965. Sarlave et Laverdure restent des noms de récit.

Le Bras de Cilaos est la sortie d’eau du cirque. Les îlets habités sont sur Nout Îlets. Le Piton des Neiges est aussi noté à Salazie. Le col du Taïbit est le passage déjà noté vers Mafate. Les Trois Salazes sont aussi notées à Saint-Paul. Le Gros Morne est aussi noté à Salazie : la notice donne une altitude, pas une longueur de sentier. Le Bras de Cilaos a aussi sa notice de cours. La mare à Joncs a la sienne : plan d’eau du bourg. La Roche Merveilleuse et la Fenêtre ont leur notice de point de vue sur le cirque. Ce n’est pas la Fenêtre des Makes.

Rakont anou

Ce que les quartiers savent encore

Cilaos est la dernière commune de l’île. Elle se sépare de Saint-Louis le 15 mars 1965. Irénée Accot en est le premier maire. Le cirque est habité bien avant cet acte. Le PLU, d’après Lavaux, date les sources chaudes du XIXe siècle, révélées par le chasseur de cabris Paulin Técher. Le sentier du Cap Noir est ouvert au bout de neuf années. En 1840, Guy de Ferrières dresse un plan des îlets et du village.

En 1858, une église en bois, Notre-Dame des Neiges, est construite. En 1861, Cilaos devient section de Saint-Louis. En 1866, Lavaux compte 1 000 habitants. Des thermes sont construits en 1896. Jusqu’en 1932, le voyage se fait en fauteuil ou chaise à porteurs. L’ingénieur Mallet donne le premier coup de pioche aux Aloès en 1927. Sarlave et Laverdure sont des noms de récit, pas une preuve de langue.

Si vous tenez un souvenir de ce territoire — un lieu, un métier, une mémoire de famille — il a sa place ici. On peut le raconter et le déposer.