Nout Communes • N° 07 dans l’ordre historique

Saint-Leu

Du Boucan Laleu à la révolte de 1811, entre le littoral et les Hauts agricoles.

Naissance de la commune

Saint-Leu, avant et après sa naissance administrative

Septième des anciennes communes dans l’ordre de l’Insee. La paroisse est créée en 1776. Le site de la ville et son guide classent ensuite la commune en 1790. L’association des maires imprime 1776 comme date de naissance : c’est l’année de la paroisse, pas un jour municipal. La commune reste celle de la période révolutionnaire. On ne choisit pas le jour.

L’association des maires donne 11 837 hectares, l’intercommunalité du TCO, et 27 386 habitants. Ce n’est pas le chiffre de 2023. On garde la série Insee. Deux codes postaux sont au repère, 97424 et 97436. Deux notices de quartier portent déjà 97416.

Histoire lontan

Laleu, 1811, la canne

Le territoire fut longtemps désigné par Boucan Laleu ou Repos Laleu. La ville glose Boucan comme une cabane, un abri, et fait de Monsieur Laleu le premier résident. L’association des maires en fait le gardien des magasins de la région de Saint-Paul. Les deux lectures restent. Le peuplement s’accroît au XVIIIe siècle avec le café, les épices et l’élevage. La ville ajoute la réputation du café et des bœufs. L’association ajoute le coton, avant les grandes propriétés sucrières de la première moitié du XIXe siècle.

La paroisse, baptisée Saint-Leu, date de 1776. Le diagnostic du PLU, qui reprend le site municipal, place en 1794 deux batteries : celle « de la Passe », et celle des « Sans-Culottes », sur la falaise, armée de deux canons. En 1809, l’association des maires et ce diagnostic disent qu’une attaque anglaise est repoussée. Cette page ne décrit ni un accès, ni une baignade.

Saint-Leu occupe une place essentielle dans l’histoire de la résistance servile. En novembre 1811, une révolte mobilise plus de deux cents personnes réduites en esclavage. Le PLU écrit le 8 novembre, « plusieurs centaines », et fait partir les esclaves d’Hibon du Bassin Misouk, dans la ravine du Trou. Une page de commémoration de la ville nomme Eli, un délateur appelé Figaro, puis une embuscade à Madiel et à Grand Fond : 25 tués, les autres envoyés en prison avant une condamnation à la décapitation. L’association des maires, elle, écrit que trente insurgés sont pendus, pendant l’occupation anglaise, et qu’une grande partie des habitants fuit. Trois comptes. On n’en choisit pas un. Le récit de la servitude est dans L’esclavage à Bourbon. Il ne remplace pas cette date. La ville dit « la seule révolte notable ». Cette fiche ne reprend pas ce mot comme un effacement des autres résistances.

Le XIXe siècle voit la canne remplacer progressivement le café. La ville resserre le remplacement sur la décennie 1840-1850. Trois-Bassins quitte Saint-Leu par la loi du 27 février 1897. À Piton, l’usine Stella s’arrête le 18 avril 1978 : Émile Hugot l’annonce aux 129 salariés, dont 97 permanents. Le musée ouvre dans les murs le 26 juillet 1991. Le diagnostic du PLU décrit, de 1890 à 1960, une agglomération littorale avec la mairie et la gare, puis une zone d’habitat de Stella à Piton, puis des poches plus haut. Le guide municipal de 2025 parle d’une gare qui aurait rendu les chaloupes moins utiles vers 1880. Ce calendrier n’est pas adopté ici. Les traces ferroviaires restent nommées, sans année.

Population — évolution

De 16 870 à 36 163 habitants

AnnéePopulation municipale
196816 870
197517 396
198218 207
199020 931
199925 314
200729 422
201232 971
201733 576
202336 163

L’association des maires imprime encore 27 386 habitants. Ce n’est pas le chiffre de 2023.

Quartiers et écarts

Chaque nom a la mesure de ce qu’on sait

Les notices reprennent les quartiers déjà écrits. Le domaine des Châteauvieux est ajouté parce que l’association des maires le nomme à part. Quand l’origine manque, la notice le dit.

97436

Centre

Le territoire fut longtemps nommé Boucan Laleu ou Repos Laleu. La paroisse est créée en 1776. La ville la classe en commune en 1790. L’ancien magasin du Roi, dit aussi Hôtel des Postes, place de la Mairie, est inscrit le 23 septembre 1987 pour les façades, les toitures et la charpente. Un marché du samedi matin est sur la place, selon l’association des maires.

97436

Pointe des Châteaux

La Pointe des Châteaux n’est pas la Pointe au Sel, ni avec le domaine des Châteauvieux. Il ne décrit pas ici une plage.

97436

Châteauvieux

L’association des maires dit que la demeure du marquis Armand de Châteauvieux est restée intacte et abrite le Conservatoire botanique de Mascarin. Elle nomme le domaine et le conservatoire parmi les sites. L’année de la maison n’est pas écrite ici. On ne place pas ce domaine à la Pointe des Châteaux.

97424

Piton Saint-Leu

À Piton, l’usine Stella s’arrête le 18 avril 1978. Le diagnostic du PLU compte, de 1890 à 1960, une zone d’habitat de Stella à Piton. Un marché du samedi matin, place du Foirail, est nommé par l’association des maires.

97424

Stella

Stella est l’usine de Piton. Le 18 avril 1978, Émile Hugot annonce l’arrêt aux 129 salariés, dont 97 permanents. Le musée ouvre dans les murs le 26 juillet 1991. Le récit est sur la fiche de l’usine.

97424

Bois de Nèfles

Bois de Nèfles, à Saint-Leu, n’est pas celui de Saint-Paul, ni Bois de Nèfles Cocos à Saint-Louis. L’origine du nom n’est pas écrite.

97416

La Chaloupe

La Chaloupe est un écart de cette commune. Le guide municipal parle de chaloupes pour charger le sucre : ce n’est pas l’origine du quartier.

97424

Le Plate

Le Plate est un écart de Saint-Leu.

97436

Colimaçons

L’église des Colimaçons, 9, rue du Père Georges, est classée le 5 juillet 1996. L’origine du nom du quartier n’est pas écrite. On ne confond pas cette église avec celle du Sacré-Cœur, qui reste nommée sans année.

97416

Saint-Leu-les-Hauts

Saint-Leu-les-Hauts est un écart de cette commune. On ne le réduit pas à un lagon. L’association des maires place des plantes à parfum au-dessus de la canne, dans les Hauts de l’Ouest, jusqu’à l’effondrement des cours dans les années 1950. Elle ne fixe pas ces plantes sur ce seul quartier. Les deux lectures des alambics restent sur Nout Géranium.

97436

Secteurs littoraux

Le sel est sur la page de la Pointe au Sel. Le Souffleur a sa notice. En 1859, selon l’association des maires, devant le choléra, le curé fait construire une chapelle à Notre-Dame-de-la-Salette, et le fléau épargne Saint-Leu. Elle place le rassemblement en juillet. Son calendrier place aussi une fête de la Salette en septembre. Les deux mois restent.

Nout terroir

Café, coton, canne, plantes à parfum

Au XVIIIe siècle, le peuplement s’accroît avec le café, les épices et l’élevage. La ville ajoute la réputation du café et des bœufs. L’association des maires ajoute le coton, avant les grandes propriétés sucrières de la première moitié du XIXe siècle. On ne fond pas ces listes.

La canne remplace progressivement le café. La ville resserre le remplacement sur la décennie 1840-1850. À Piton, l’usine Stella s’arrête le 18 avril 1978 : Émile Hugot l’annonce aux 129 salariés, dont 97 permanents. Le musée ouvre dans les murs le 26 juillet 1991.

L’association des maires place des plantes à parfum au-dessus de la canne, dans les Hauts de l’Ouest, jusqu’à l’effondrement des cours dans les années 1950. Elle ne fixe pas ces plantes sur le seul quartier de Saint-Leu-les-Hauts. La Chaloupe ne les reçoit pas. Les deux lectures des alambics restent sur Nout Géranium. Le sel est raconté sur la Pointe au Sel : d’abord dans les feuilles et la roche.

Nout patrimoine

Ce qui est protégé, et ce qui est seulement nommé

D’après la liste du ministère : l’église des Colimaçons est classée le 5 juillet 1996. L’ancien magasin du Roi, dit Hôtel des Postes, est inscrit le 23 septembre 1987, façades, toitures et charpente. Le four à chaux Méralikan, sur la route nationale 1, est inscrit le 29 mars 1996. La cheminée du Portail et la distillerie du 246, rue du Général Lambert sont inscrites le 16 avril 2002, chacune en totalité, avec le terrain. L’église du Sacré-Cœur reste nommée. Son année n’est pas sur cette liste.

L’association des maires nomme encore, sans histoire écrite ici : la ferme Corail, la ferme d’émeus et d’autruches, le Piton Rouge. Le sel est raconté sur la Pointe au Sel : d’abord dans les feuilles et la roche. Le Souffleur et la Pointe au Sel ont leur notice de lieu, L210 et L211. La Grande Ravine a la sienne, aussi notée à Trois-Bassins. Aucune distance n’est écrite. Voir les lieux de Saint-Leu.

L’inventaire vivant relie trois rendez-vous : le LEU Kilomètre Vertical, le triathlon, et Leu Tempo. L’association des maires en nomme d’autres, dont la commémoration de 1811 en novembre. Ils ne sont pas tous entrés dans l’inventaire. Aucune compétition n’est un partenariat de Mwin Lé Réunion.

Rakont anou

Ce que les quartiers savent encore

Le territoire fut longtemps désigné par Boucan Laleu ou Repos Laleu. La ville glose Boucan comme une cabane, un abri, et fait de Monsieur Laleu le premier résident. L’association des maires en fait le gardien des magasins de la région de Saint-Paul. Les deux lectures restent. La paroisse, baptisée Saint-Leu, date de 1776. Le site de la ville classe ensuite la commune en 1790. On ne choisit pas le jour.

En novembre 1811, une révolte mobilise plus de deux cents personnes réduites en esclavage. Le PLU écrit le 8 novembre. Une page de commémoration de la ville nomme Eli, un délateur appelé Figaro, puis une embuscade à Madiel et à Grand Fond. L’association des maires, elle, écrit que trente insurgés sont pendus. Trois comptes. On n’en choisit pas un. Trois-Bassins quitte Saint-Leu par la loi du 27 février 1897.

Le 18 avril 1978, Stella s’arrête. L’église des Colimaçons est classée le 5 juillet 1996. L’ancien magasin du Roi, dit Hôtel des Postes, est inscrit le 23 septembre 1987. Le Plate, Bois de Nèfles et La Chaloupe restent sans origine écrite. Si vous tenez un souvenir de quartier — une case, l’usine, une mémoire de 1811 — il a sa place ici. On peut le raconter et le déposer.