Le territoire fut longtemps désigné par Boucan Laleu ou Repos Laleu. La ville glose Boucan comme une cabane, un abri, et fait de Monsieur Laleu le premier résident. L’association des maires en fait le gardien des magasins de la région de Saint-Paul. Les deux lectures restent. Le peuplement s’accroît au XVIIIe siècle avec le café, les épices et l’élevage. La ville ajoute la réputation du café et des bœufs. L’association ajoute le coton, avant les grandes propriétés sucrières de la première moitié du XIXe siècle.
La paroisse, baptisée Saint-Leu, date de 1776. Le diagnostic du PLU, qui reprend le site municipal, place en 1794 deux batteries : celle « de la Passe », et celle des « Sans-Culottes », sur la falaise, armée de deux canons. En 1809, l’association des maires et ce diagnostic disent qu’une attaque anglaise est repoussée. Cette page ne décrit ni un accès, ni une baignade.
Saint-Leu occupe une place essentielle dans l’histoire de la résistance servile. En novembre 1811, une révolte mobilise plus de deux cents personnes réduites en esclavage. Le PLU écrit le 8 novembre, « plusieurs centaines », et fait partir les esclaves d’Hibon du Bassin Misouk, dans la ravine du Trou. Une page de commémoration de la ville nomme Eli, un délateur appelé Figaro, puis une embuscade à Madiel et à Grand Fond : 25 tués, les autres envoyés en prison avant une condamnation à la décapitation. L’association des maires, elle, écrit que trente insurgés sont pendus, pendant l’occupation anglaise, et qu’une grande partie des habitants fuit. Trois comptes. On n’en choisit pas un. Le récit de la servitude est dans L’esclavage à Bourbon. Il ne remplace pas cette date. La ville dit « la seule révolte notable ». Cette fiche ne reprend pas ce mot comme un effacement des autres résistances.
Le XIXe siècle voit la canne remplacer progressivement le café. La ville resserre le remplacement sur la décennie 1840-1850. Trois-Bassins quitte Saint-Leu par la loi du 27 février 1897. À Piton, l’usine Stella s’arrête le 18 avril 1978 : Émile Hugot l’annonce aux 129 salariés, dont 97 permanents. Le musée ouvre dans les murs le 26 juillet 1991. Le diagnostic du PLU décrit, de 1890 à 1960, une agglomération littorale avec la mairie et la gare, puis une zone d’habitat de Stella à Piton, puis des poches plus haut. Le guide municipal de 2025 parle d’une gare qui aurait rendu les chaloupes moins utiles vers 1880. Ce calendrier n’est pas adopté ici. Les traces ferroviaires restent nommées, sans année.