Rivière des GaletsLa sortie de Mafate, et les arbres du lit.Nout Rivièr

Nout Rivièr

Rivière des Galets

Elle sort de Mafate vers l’ouest. Dans son lit, une crue a découvert des arbres morts. Ce n’est pas une forêt fossile : le bois est resté du bois.

La sortie du cirque

Sous le vent, les cours pérennes sont rares. La Rivière des Galets est celui qui draine Mafate. Le bassin retenu sur la porte des rivières est de 112 kilomètres carrés. Le site des arbres se trouve à l’entrée du cirque, entre La Possession et Saint-Paul.

Reconnus en 2009, prélevés en 2013

Le parc date d’août 2009 la reconnaissance du site, par un géologue du BRGM et une agente du parc. En 2013, une opération de paléobotanique inventorie une cinquantaine d’arbres. Dix-sept sont échantillonnés. Cinq sont datés au radiocarbone, à Lyon : de 1 785 ± 30 ans avant le présent à 1 550 ± 25. Une fois calibrées, ces mesures tombent entre 136 et 570 de notre ère, du IIe au VIe siècle. Le rapport les lit comme au moins mille ans avant l’arrivée humaine, qu’il place à partir du XVIe siècle, en l’état de ce que l’on sait.

Les troncs poussaient sur une coulée de boue, au bord de la rivière. Une seconde coulée les a couverts. Ils se sont conservés à l’état organique, sans se minéraliser. Une crue a ensuite emporté le sédiment et laissé les souches. Le plus grand prélèvement, l’arbre numéro 1, pris sur 2,5 mètres, pourrait être un Foetidia mauritiana. Le conditionnel reste : les études continuaient.

Une crue qui a découvert les arbres peut les reprendre. Le cadre des rivières est Nout Rivièr.

La sortie de Mafate, sous le vent

Sous le vent, les cours pérennes sont rares. La Rivière des Galets est celui qui draine Mafate. Le bassin retenu sur la porte des rivières est de 112 kilomètres carrés. Elle sort du cirque vers l’ouest, entre La Possession et Saint-Paul. C’est aussi, plus haut dans le même fond, le lit où Mafate-les-Eaux a tenu un village thermal, puis a disparu.

Cette page n’est pas celle du village. Elle est celle du cours, et d’une découverte dans le lit. En août 2009, un géologue du BRGM et une agente du parc reconnaissent des arbres morts, à l’entrée du cirque. Ce n’est pas une forêt fossile. Le bois est resté du bois. Il ne s’est pas minéralisé. Une crue a emporté le sédiment et laissé les souches. Une autre crue peut les reprendre.

La rivière des Galets, vue depuis le Cap Noir.
La rivière des Galets. C’est dans ce lit qu’une crue a découvert des arbres morts. Photographie de Olaf2, CC BY-SA 3.0. Fichier d’origine.

Reconnus en 2009, prélevés en 2013

En 2013, une opération de paléobotanique inventorie une cinquantaine d’arbres. Dix-sept sont échantillonnés. Cinq sont datés au radiocarbone, à Lyon : de 1 785 ± 30 ans avant le présent à 1 550 ± 25. Une fois calibrées, ces mesures tombent entre 136 et 570 de notre ère, du IIe au VIe siècle. Le rapport les lit comme au moins mille ans avant l’arrivée humaine, qu’il place à partir du XVIe siècle, en l’état de ce que l’on sait.

Les troncs poussaient sur une coulée de boue, au bord de la rivière. Une seconde coulée les a couverts. Ils se sont conservés à l’état organique. Le plus grand prélèvement, l’arbre numéro 1, pris sur 2,5 mètres, pourrait être un Foetidia mauritiana. Le conditionnel reste : les études continuaient. Cette page ne transforme pas un « pourrait » en certitude. Elle ne transforme pas non plus le site en « forêt fossile ». Le mot fossile ferait croire à la pierre. Ici, c’est du bois.

La rivière des Galets depuis le Cap Noir, autre vue.
Le même cours, autre vue. Le bois n’est pas photographié : il n’y a pas de cliché libre du site paléobotanique. Photographie de Olaf2, CC BY-SA 3.0. Fichier d’origine.

Ce que les photographies ne montrent pas

Les collections ouvertes n’ont pas livré de cliché libre des souches elles-mêmes. On publie la rivière qui les a découvertes : le Cap Noir, le lit, le nom sur un panneau. Ce n’est pas un remplacement générique. C’est le cours. La légende le dit. On refuse une image de forêt minéralisée qui n’existe pas. On refuse aussi d’inventer un site que l’on n’a pas vu.

La rivière des Galets, dans Mafate.
Dans le cirque. Photographie attribuée à Bouba sur Wikimedia Commons (hypothèse de la plateforme). Photographie de Bouba (hypothèse Commons), CC BY-SA 2.5. Fichier d’origine.

Mafate a d’autres pages : le nom, les îlets, le village disparu, le marronnage. La rivière, elle, est l’exutoire. Elle porte le cirque vers l’ouest. Elle a porté, un temps, un îlet thermal. Elle a découvert, plus tard, des arbres du IIe au VIe siècle. Trois histoires, une eau. Nout Rivièr tient le tableau. Nout Zil tient le vent. Cette page tient les Galets, et le refus du mot fossile.

Panneau de la rivière des Galets.
Le nom du cours. Les arbres, eux, n’ont pas de panneau dans les collections ouvertes. Photographie de Rémih, CC BY-SA 4.0. Fichier d’origine.

Quand on descend de Mafate vers La Possession ou Saint-Paul, on suit souvent ce lit des yeux. On ne voit pas les souches. On voit des galets, un large, une lumière d’ouest. Les arbres sont un fait de 2009 et de 2013, pas un paysage du dimanche. Cette page les replace : reconnus, inventoriés, datés, restés du bois. Une crue les a montrés. Une crue peut les cacher. Le cadre des rivières reste Nout Rivièr. Le cadre du village disparu est Mafate-les-Eaux.

Ce que « fossile » ferait croire

Le mot circule. Il est commode. Il est faux pour ce site. Un fossile, dans la bouche courante, c’est la pierre à la place du bois. Ici, le bois est resté organique. Les dates calibrées — 136 à 570 — sont des siècles de notre ère, pas des millions d’années. Le rapport les lit comme antérieures à l’arrivée humaine telle qu’on la place à partir du XVIe siècle. Cela suffit à les rendre précieuses. Cela ne suffit pas à en faire une « forêt pétrifiée ». Cette page tient le mot juste : arbres morts, conservés, découverts par une crue, inventoriés en 2013.

Le conditionnel de l’arbre numéro 1 — un possible Foetidia mauritiana — reste un conditionnel. On ne le transforme pas en essence certaine. On ne transforme pas non plus le site en visite. Une crue qui a montré peut reprendre. Le lit des Galets n’est pas un musée. C’est une rivière de l’ouest, rare parmi les cours pérennes sous le vent, large de 112 kilomètres carrés, et déjà chargée d’un village disparu.

Mafate, le nom Mafate-les-Eaux La Possession Saint-Paul Nout Rivièr

Une rivière rare, un bois resté bois

Sous le vent, peu de cours tiennent toute l’année. Les Galets tiennent. 112 kilomètres carrés. Mafate en haut. La Possession et Saint-Paul en bas. Un village thermal disparu dans le même fond. Des arbres morts reconnus en 2009, inventoriés en 2013, datés à Lyon, calibrés entre 136 et 570. Le bois n’est pas devenu pierre. Le mot fossile ferait croire le contraire. Cette page le refuse jusqu’au bout.

Les photographies montrent le cours, pas les souches. Les collections ouvertes n’ont pas livré de cliché libre du site paléobotanique. On publie la rivière qui a découvert, pas une forêt générique. Une crue a montré. Une crue peut reprendre. Le conditionnel de l’arbre numéro 1 reste un conditionnel. Le village de Mafate-les-Eaux reste une autre histoire. Le nom du cirque est sur sa page. Ici, on tient les Galets, et le refus de pétrifier ce qui est resté du bois.