Nout Communes • N° 13 dans l’ordre historique

Bras-Panon

Une plaine entre la Rivière du Mât et la Rivière des Roches. Café, canne, puis vanille. Commune le 24 février 1882.

La plaine

Entre deux rivières

Bras-Panon tient entre la Rivière du Mât, au nord, du côté de Saint-André, et la Rivière des Roches, qui la sépare de Saint-Benoît. L’océan est à l’est. À l’ouest, le rempart monte vers Salazie. Une notice encyclopédique fait apparaître le lieu-dit en 1725, comme concession destinée au café. Au milieu du XIXe siècle, le quartier est rattaché à Saint-Benoît. Le 24 février 1882, un décret l’en détache, avec le territoire compris entre les deux rivières.

L’association des maires compte 8 855 hectares. L’usage courant écrit 88,55 km². Le gentilé est Panonnais. En 2023, l’Insee compte 13 012 habitants.

Histoire lontan

Le nom, les tutelles, la commune

Deux mémoires portent le nom. L’association des maires le fait venir d’un bras de la Rivière des Roches, qui passait sur le domaine d’Augustin Panon. La famille est déjà là au XVIIe siècle. Une autre mémoire donne le prénom Joseph. En 1736, raconte une chronique locale, François Garnier demande un bornage au Conseil supérieur, et Joseph Panon, envoyé mesurer l’intersection de deux ravines, se casse le bras en tombant. La ravine aurait alors pris le nom de « bras à Panon ». La chute se transmet de bouche en bouche. Elle n’est pas l’acte du cours d’eau.

Au XVIIIe siècle, les concessions ouvrent la plaine pour le café. La canne occupe le XIXe siècle, dans de grands domaines. Malgré les partages fonciers, la commune reste longtemps une terre de vastes propriétés. La vanille s’installe dans la seconde moitié du siècle. La gousse, sous ce climat, demande un geste fait à la main. Ce geste est celui d’Edmond Albius, à Sainte-Suzanne, raconté dans Nout Vanille. Bras-Panon en devient ensuite l’un des pays de culture. Une rue Edmond Albius relie aujourd’hui le centre à la Rivière des Roches : c’est une mémoire dans le plan de la ville, pas le lieu du geste.

La tutelle change à la fin du XVIIIe siècle. Le quartier passe par Sainte-Suzanne, puis par Saint-André, avant Saint-Benoît. Un récit dit 1791, et un partage entre Sainte-Suzanne et Saint-Benoît. L’association des maires retient 1794 : les habitants, plus proches de Saint-André, supportent mal d’être rattachés à Saint-Benoît quand Saint-André est divisé pour s’être tenu contre la Révolution. Un guide ajoute un rattachement judiciaire à Saint-André en 1798. La commune n’existe pas encore.

Le 24 février 1882, le décret sépare le territoire de Saint-Benoît. La limite avec Saint-André, à l’origine, suivait la Rivière du Mât, et non la rue des Limites, qui porte encore dans son nom l’idée d’une ancienne borne. Deux noms ouvrent la première année municipale : Charles Fanchin et Antoine Rivière de Chazalon. Les listes ne les placent pas dans le même ordre.

Les habitants

De 5 533 à 13 012

AnnéePopulation municipale
19685 533
19755 941
19826 945
19908 455
19999 683
200711 216
201212 298
201712 811
202313 012

L’association des maires imprime encore 10 677 habitants. La série retenue est celle de l’Insee.

Le plan approuvé le 30 novembre 2019 projetait plus de 15 000 habitants dans les dix années suivantes. Cette projection n’est pas un recensement. Le même plan situe le chômage autour de 22 % et dit que 72 % des postes salariés relèvent de l’économie du quotidien. Les zones d’activité y font en moyenne 3 hectares et accueillent surtout des entreprises artisanales : 52 entreprises, moins de 6 % de celles de la commune. Depuis 2004, un peu plus de 7 hectares se sont ajoutés, avec la zone de la Rivière du Mât, tenue par une seule entreprise industrielle, et celle de Paniandy.

Le grand domaine

L’Union

Au XIXe siècle, la vie s’organise autour des grandes propriétés. L’Union est la plus importante. L’association des maires dit qu’Adrien Bellier l’a constituée. Un article du musée Stella Matutina date de 1857 l’achat du domaine par Adrien Bellier. Le plan local d’urbanisme le décrit comme un vaste domaine sucrier, très occupé jusque dans les années 1970 et 1980, et aujourd’hui en partie tombé en ruine. Une chronique locale place l’usine sur le domaine du Refuge, à l’énergie hydraulique, alimentée par un canal pris sur la Rivière du Mât. Elle date l’arrêt de 1911, après une crue qui rompt cette alimentation. Ce récit d’usine n’efface pas les vestiges encore nommés par le plan.

Le même document énumère ce qui demeure : la grande maison de maître, deux anciennes maisons d’employés, des dépendances, la sucrerie, les écuries, la forge, la balance, la sécherie de vanille, l’hôpital, les kalbanons. Des murs, des portails, des murets de pierre sèche et l’allée des Palmistes, qui rejoignait le centre-ville. Une citerne, des caniveaux, des lavoirs, un moulin. Le temple hindou du lieu-dit, de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe, est inscrit en totalité le 17 septembre 2010, notice PA97400107. Le plan le dit l’unique monument inscrit de la commune.

Le 27 novembre 2024, le conseil municipal prescrit une déclaration de projet, affaire n°2024-82, pour remettre ce patrimoine en valeur. La Fondation Père Favron y est nommée pour porter un village destiné aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, une maison de l’enfance et une maison d’accueil spécialisée. Le dossier municipal de 2026 publie l’approbation de cette déclaration. Ces équipements ne sont pas des bâtiments ouverts. Le plan du 30 novembre 2019 classait le domaine en secteur Nt1, 10,9 hectares, pour un accueil touristique limité à 900 m² de plancher neuf. La procédure propose un secteur Udu de 7,1 hectares. Le domaine est à environ 500 mètres de la mairie. Les premières maisons de Libéria et du Refuge sont à une centaine de mètres. À l’ouest, la plaine de canne : une rue y sépare souvent les cases du champ. Ce qui demeure, ce sont les vestiges : la maison, la sucrerie, la sécherie de vanille, le temple.

Quartiers et écarts

Autour des domaines, puis le long de la route

L’ancienne église Saint-Jean-Baptiste, à Bras-Panon
L’ancienne église Saint-Jean-Baptiste, 31 octobre 2014. Mireille Grumberg, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.

Le plan de la ville décrit le passage. D’abord des écarts autour des propriétés. Ensuite l’agglomération, le long du chemin Bras-Panon et de la rue Edmond Albius, entre le centre et la Rivière des Roches. Puis l’épaississement du tissu, de part et d’autre de ces deux voies. La zone du centre, de chaque côté de la route nationale jusqu’à la rue des Limites, couvre 9,9 hectares. Les écarts de Libéria, la Caroline, Bellevue, le Refuge et Paniandy forment ensemble une zone semi-rurale de 35,4 hectares. Une ancienne église du même vocable que le bourg, Saint-Jean-Baptiste, est inscrite à l’inventaire général.

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Centre-ville

L’église Saint-Jean-Baptiste de Bras-Panon
L’église Saint-Jean-Baptiste, 31 octobre 2014. Mireille Grumberg, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.

La foire agricole s’y tient en mai. Le 12 août 2026, le parc de la vanille et des orchidées est inauguré rue du Collège, sur près d’un hectare. Il ouvre tous les jours de 10 h à 18 h. Le Quotidien précise que l’entrée est gratuite : parcours botanique, espaces consacrés à la vanille et aux orchidées, aire de jeux, amphithéâtre de plein air. L’église du bourg est dédiée à saint Jean-Baptiste. Un guide date une première chapelle de 1840 et une église de bois de 1853, année où la paroisse aurait été établie.

Palmier bonbonne à la mairie de Bras-Panon
Palmier bonbonne à la mairie, 9 décembre 2020. Nitou99, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.

Le four de la rue des Limites, en basalte, est daté de 1828 par une notice de randonnée, qui le dit utilisé de 1935 à 1960 par la famille Narassiguin, abandonné ensuite, restauré en 1993. Un guide le date de 1928 et place la restauration en 1997, pour une fête du pain. La médiathèque accueille aujourd’hui les lectures et les ateliers. Un reportage de 2020 y reconnaît l’ancienne école, et une fontaine millésimée 1888. Rue Edmond Albius, le collège public a porté le nom de la commune jusqu’au 16 décembre 2022, jour où le Département l’a baptisé collège Fanny Desjardins. Fanny Desjardins, 1778-1845, a connu l’esclavage et a été affranchie le 27 février 1789. Le Département lui compte deux habitations à Saint-André, et des esclaves : en 1824, 21 hectares de maïs, 24 de cannes, 15 tonnes de sucre. Elle achète ensuite une petite habitation à Rivière-du-Mât. Son fils est le poète Auguste Lacaussade. Chemin de Bras-Panon, le lycée polyvalent Paul-Moreau accueille depuis 1995 les élèves du bassin Est.

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Rivière des Roches

La Rivière des Roches près de Bassin La Paix
La Rivière des Roches près de Bassin La Paix, 19 octobre 2008. Tonton Bernardo, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.

La rivière sépare Bras-Panon de Saint-Benoît. Un de ses bras passait sur le domaine des Panon. À l’embouchure, les bichiques remontent dans les nasses. Leur pêche est racontée dans Nout Rivièr. Bassin La Mer et Bassin La Paix ont leur page.

Bassin La Paix, côté Bras-Panon
Bassin La Paix, côté Bras-Panon, 21 décembre 2018. Sagaz974, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.

En mars 2018, un arrêté municipal interdit la baignade à Bassin La Paix. En septembre 2026, la mairie redit que le bassin lui-même reste interdit, sentier et baignade. Wikipédia compte de ce côté l’école de la Rivière des Roches et l’école Ma Pensée, ouverte en 2008. Chemin Ma Pensée, la paroisse Saint-Jean-Baptiste tient la chapelle Saint-Joseph. L’association des maires place en octobre une fête des bichiques.

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Libéria

L’association des maires fait venir le nom d’une variété de café, un moka libéria. Au-dessus du quartier, les sentiers parlent de la forêt de l’Éden-Libéria. Une chronique locale donne aussi une usine sucrière au milieu du XIXe siècle : Martin Lamothe en serait le premier propriétaire ; en 1896, le député Charles Dureau de Vaulcomte rachèterait la propriété à Martin Flacourt ; Henri Morange, maire de 1925 à 1942, y remettrait la canne. Ce Dureau de Vaulcomte n’est pas, d’office, le Dureau de Volcomte nommé pour l’Éden. Les deux graphies et les deux lieux restent. Depuis le 19 juillet 1999, une association de quartier réunit Libéria, le Refuge et la Caroline pour les fêtes, le sport et les jeunes. Le plan range ces trois écarts, avec Bellevue et Paniandy, dans la même zone semi-rurale.

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Paniandy

Une chronique locale décrit une ancienne grande propriété sucrière, appelée aussi Millemogom. Avant la famille Paniandy, elle nomme M. Veyrieres dans les années 1850, maître d’une usine dite de Verrières, puis Louis de Million, conseiller municipal, et Octave Nillameyom, conseiller général et directeur de l’usine Rivière du Mât. En 1912, la famille Paniandy y fait bâtir une maison de maître, un temple et une fosse pour la marche sur le feu. La même chronique place des camps d’anciens esclaves puis d’engagés tamouls employés à la canne, et, visibles depuis la route nationale, les murs et quelques dépendances. Le 20 décembre, la fête Kaf s’y tient. Le 14 juillet, une marche sur le feu. Le lieu est devenu un rendez-vous de la commémoration de l’abolition. Depuis 2004, une zone d’activités porte aussi ce nom.

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Bellevue

Bellevue est l’un des écarts semi-ruraux du plan, avec ses commerces et ses équipements de proximité. La route qui porte son nom mène vers les hauteurs d’où partent les sentiers de la cascade du Chien et de la forêt de l’Éden. Le 20 octobre 2021, une révision allégée ajuste le secteur Nt3 de Bellevue-les-Hauts, 2,7 hectares destinés à un accueil touristique, et une zone 1AUb au Verger Créole. Une deuxième révision allégée est approuvée le 28 septembre 2022.

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Refuge

Le Refuge est nommé avec Libéria et la Caroline dans l’association créée le 19 juillet 1999. Le plan de 2019 les range, avec Bellevue et Paniandy, dans la zone Ud des écarts habités : 35,4 hectares, commerces et équipements de proximité, caractère encore semi-rural. Les premières maisons, du côté de l’Union, sont à une centaine de mètres du domaine. Une chronique locale place l’usine sucrière de l’Union sur le domaine du Refuge, à l’énergie hydraulique, alimentée par un canal pris sur la Rivière du Mât, et date l’arrêt de 1911, après une crue qui rompt cette alimentation. Ce récit d’usine n’efface pas les vestiges encore nommés au domaine de l’Union, plus haut sur cette page. Aucune photographie du quartier n’est tenue ici.

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La Caroline

La rivière Bras-Panon, vue depuis un radier
La rivière Bras-Panon, vue depuis un radier, 18 mai 2011. Thierry Caro, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.

La Caroline partage avec Libéria et le Refuge l’association de 1999. Les sentiers nomment une route de la Caroline, un radier sur la rivière Bras-Panon, et un chemin qui monte vers le belvédère de l’Éden. Depuis ce belvédère, le massif se laisse voir.

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Rivière du Mât

Le Morne du Bras des Lianes, à Bras-Panon
Le Morne du Bras des Lianes, 16 mars 2014. regulator974, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.

La rivière borde la commune au nord. Le plan distingue un bourg de proximité, à l’habitat surtout individuel : la zone Uc, 59,2 hectares. Wikipédia y place l’école de Rivière-du-Mât-les-Hauts, dite école Bois de Couleurs. La ville place l’école élémentaire Narassiguin au 51, chemin de la Rivière du Mât. À Rivière-du-Mât-les-Hauts, place du Case, la paroisse tient la chapelle Notre-Dame-des-Victoires. La cascade du Chien, formée par le Bras des Lianes, affluent de cette rivière, tombe sur le territoire communal, vers 600 mètres d’altitude, à la lisière du parc national.

La cascade du Chien dans la forêt de Bras-Panon
La cascade du Chien, formée par le Bras des Lianes. Thierry Caro, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA. La notice du fichier dit le 4 avril 2009 ; les métadonnées de l’appareil, le 4 avril 2011.

La forêt

La forêt, la cascade, l’Éden

La cascade du Chien tombe dans la forêt, du côté de la Rivière du Mât. Un récit de sentier explique le nom par la forme d’un saut de chien.

Bois de piment au belvédère de l’Éden
Bois de piment au belvédère de l’Éden, 12 mai 2015. Chaoborus, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.

Le site de l’Éden tiendrait le sien, probablement, des azalées et des camélias plantés autour de la demeure de M. Dureau de Volcomte, dernier propriétaire. On y voit encore des fondations. Thé, vanille et girofliers y auraient été cultivés, puis abandonnés en 1920, quand la terre ne payait plus. Le lieu a ensuite été repris comme aire de pique-nique.

Oiseau la Vierge mâle, dans les Hauts de Bras-Panon
Oiseau la Vierge mâle, dans les Hauts, 12 mai 2015. Chaoborus, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.

Le cœur du parc national, secteur où le plan n’admet pas de construction hors autorisation spéciale, couvre 5 181,1 hectares. Le Piton des Songes est aussi noté à La Plaine-des-Palmistes.

Boutons de losto café, près du belvédère de l’Éden
Boutons de losto café, près du belvédère de l’Éden, 12 mai 2015. Chaoborus, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.

Près du belvédère de l’Éden, le 12 mai 2015, des boutons de losto café sont photographiés. Au XVIIIe siècle, les concessions de la plaine ouvraient déjà pour le café ; ce cliché documente la plante au belvédère, pas une plantation en activité.

Tronc de bois de rempart, à Bras-Panon
Bois de rempart, 12 mai 2015. Chaoborus, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.

Un plan de prévention des risques d’inondation et de mouvements de terrain est approuvé le 27 janvier 2022.

Le savoir-faire

La vanille, de la liane à la foire

La coopérative de vanille de Bras-Panon
La coopérative de vanille, 28 novembre 2008. mwanasimba, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.0.

Depuis 1968, une coopérative prépare la vanille verte de l’Est. La ville et le parc la nomment Pro-Vanille. Elle est ouverte au public et propose des visites guidées. Le diagnostic du plan, citant l’institut régional du tourisme, ne relève ni hôtel ni camping, et cinq chambres d’hôtes. L’association des maires parle d’une dizaine de tonnes par an.

Plantation de vanille sous ombrière, à la coopérative de Bras-Panon
Plantation de vanille sous ombrière, à la coopérative, 2005. David Monniaux, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.

En 2021, la commune lance une route de la vanille. Le parc inauguré le 12 août 2026 en est la partie ouverte. Le centre technique, porté par la coopérative, est encore en construction. Trente-trois plants du Cirad devaient être installés avant la fin de 2026. Une passerelle vers Cap Argile et des hectares d’agroforesterie vers La Paix sont annoncés comme la suite du parcours.

Statue d’Edmond Albius à la coopérative de vanille de Bras-Panon
Statue d’Edmond Albius à la coopérative de vanille, 13 juillet 2015. Ekrem Canli, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.

Une statue d’Edmond Albius y est dressée. Le geste reste celui raconté dans Nout Vanille, à Sainte-Suzanne. En mai, la foire agricole rassemble les productions du terroir. C’est la foire de mai. L’association des maires en nomme d’autres au long de l’année : une course en avril, la boucle de l’Éden en septembre, une randonnée de la vanille et la fête des bichiques en octobre, un marché de Noël à la fin décembre. Le jeudi, un marché tient sur la route nationale.

Les bichiques et les bassins

À l’embouchure de la Rivière des Roches, la pêche se lit aux nasses en V, posées en travers du courant. La photographie est du 14 novembre 2004. Elle montre les engins, la berge de galets et le ciel bas. Bassin La Mer et Bassin La Paix prolongent la même eau, chacun sur sa notice. Le récit de la pêche est dans Nout Rivièr et sur la Rivière des Roches.

Nasses de pêche aux bichiques sur la Rivière des Roches
Pêche aux bichiques, Rivière des Roches, 14 novembre 2004. Bouba, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 2.5.

Nout terroir

Café, canne, vanille

Une notice encyclopédique fait apparaître le lieu-dit en 1725, comme concession destinée au café. Au XIXe siècle, la canne occupe de grands domaines. Malgré les partages fonciers, la commune reste longtemps une terre de vastes propriétés.

La vanille s’installe dans la seconde moitié du siècle. La gousse, sous ce climat, demande un geste fait à la main. Ce geste est celui d’Edmond Albius, à Sainte-Suzanne, raconté dans Nout Vanille. Bras-Panon en devient ensuite l’un des pays de culture. Depuis 1968, une coopérative prépare la vanille verte de l’Est. La ville et le parc la nomment Pro-Vanille. L’association des maires parle d’une dizaine de tonnes par an.

En 2021, la commune lance une route de la vanille. Le parc inauguré le 12 août 2026 en est la partie ouverte. En mai, la foire agricole rassemble les productions du terroir. À l’embouchure de la Rivière des Roches, les bichiques remontent dans les nasses. Leur pêche est racontée dans Nout Rivièr.

Rakont anou

Ce que les quartiers savent encore

Deux mémoires portent le nom. L’association des maires le fait venir d’un bras de la Rivière des Roches, qui passait sur le domaine d’Augustin Panon. Une autre mémoire donne le prénom Joseph : en 1736, raconte une chronique locale, Joseph Panon se casse le bras en mesurant l’intersection de deux ravines. La chute se transmet de bouche en bouche. Elle n’est pas l’acte du cours d’eau.

Le 24 février 1882, un décret détache le territoire de Saint-Benoît, entre la Rivière du Mât et la Rivière des Roches. Deux noms ouvrent la première année municipale : Charles Fanchin et Antoine Rivière de Chazalon. Les listes ne les placent pas dans le même ordre. Au XIXe siècle, la vie s’organise autour des grandes propriétés. L’Union est la plus importante. Un article du musée Stella Matutina date de 1857 l’achat du domaine par Adrien Bellier. Le temple hindou du lieu-dit est inscrit en totalité le 17 septembre 2010.

En 1912, la famille Paniandy fait bâtir une maison de maître, un temple et une fosse pour la marche sur le feu. Fanny Desjardins, 1778-1845, a connu l’esclavage et a été affranchie le 27 février 1789. Le collège public porte son nom depuis le 16 décembre 2022. Si vous tenez un souvenir de l’Union, de Libéria, de Paniandy ou de la vanille — une case, une fête, un ancien champ — il a sa place ici. On peut le raconter et le déposer.