Nout Communes • N° 22 dans l’ordre historique

Le Tampon

La capitale des Hauts, née des kilomètres, de la terre et du désenclavement.

Naissance de la commune

Le Tampon, avant et après sa naissance administrative

La loi est publiée le 6 avril 1925. La commune est inaugurée le dimanche 25 juillet. Edgar Avril en est le premier maire. Jusque-là, c’est une section de Saint-Pierre.

Histoire lontan

Ce que le territoire raconte

Les maisons se posent le long de la route qui monte de Saint-Pierre vers la Côte au Vent. On les nomme par le kilomètre, compté depuis la mer. Le Onzième, le Quatorzième, le Vingt-Troisième : ce ne sont pas des surnoms. Ce sont des bornes devenues des adresses. Une notice entend dans Tampon un mot malgache, celui d’un belvédère. On ne le tient pas pour un acte.

En 1830, Gabriel Le Coat de Kerveguen s’installe sur ces pentes. Il rassemble des concessions du Sud. Les notices ne donnent pas la même surface. En 1859, il frappe une monnaie, le kreutzer, qu’on appelle aussi le kerveguen, pour payer la main-d’œuvre indienne de ses terres. Vingt ans plus tard, elle est déclarée illégale. La famille a d’autres usines, plus bas : Langevin est sur la page de Saint-Joseph, et dans Nout Usines.

À partir de 1870, on distille l’ylang-ylang et le vétiver. En 1887, Bois Joly Potier met au point un alambic. En juillet 1882, la région du Tampon et de la Plaine des Cafres obtient des adjoints. Ce n’est pas encore une commune. La première église est de 1911, sous le père Eugène Rognard.

Un projet de loi est présenté le 29 juillet 1924. Le bulletin de la colonie publie la loi le 6 avril 1925. Le dimanche 25 juillet, on inaugure la commune. Le premier maire est Edgar Avril. Une histoire écrit Edgard, et le garde jusqu’en 1935. À la création, cette histoire trace le sud le long de la ligne des 400 mètres, et l’est le long de la Ravine des Cafres. La ville, aujourd’hui, dit le Bras de la Plaine d’un côté et la Rivière des Remparts de l’autre. L’Entre-Deux est à l’ouest. La Plaine-des-Palmistes est au-delà, sur la même route.

L’eau courante arrive en 1941. L’électricité, en 1952. Le sanatorium des Trois-Mares ouvre en 1960. Le lycée Roland Garros est inauguré en août 1965. En 1977, Grand Bassin quitte l’Entre-Deux et rejoint le Tampon. On n’y va qu’à pied. En 1979, la commune absorbe le secteur du Piton de la Fournaise, près de la Plaine des Cafres. Ce n’est pas le même rattachement. La Maison du Volcan commence en 1989. Le volcan a sa page, Nout Volkan. La ville rappelle qu’Édouard Balladur, alors Premier ministre, ouvre le Campus Sud. Elle ne date pas le jour.

De 31 378 habitants en 1968, la commune passe à 82 579 en 2023. La ville se dit la quatrième de l’île par le nombre. Le rang historique, lui, est celui d’une création tardive : la vingt-deuxième. Les deux chiffres ne mesurent pas la même chose.

Population — évolution

De 31 378 à 82 579 habitants

AnnéePopulation municipale
196831 378
197536 107
198240 545
199047 593
199960 323
200770 539
201275 631
201778 629
202382 579

Quartiers, îlets & écarts

Un territoire à parcourir par ses lieux

Paysage

Les maisons se posent le long de la route qui monte de Saint-Pierre. On les nomme par le kilomètre, compté depuis la mer. En 1977, Grand Bassin quitte l’Entre-Deux et rejoint le Tampon. On n’y va qu’à pied.

Quartiers, îlets & écarts

Centre-ville, 11e, 12e, 14e, 17e, 19e, 23e Kilomètre, Trois-Mares, Bras de Pontho, La Châtoire, Pont d’Yves, Ravine des Cabris/limites, Plaine des Cafres, Bourg-Murat, Grand Bassin.

Le Tampon : chaque quartier ouvre sa propre lecture

Chaque bouton ouvre un quartier. Quand le nom est un chiffre, c’est une distance comptée depuis la mer.

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Bras de Pontho

Bras de Pontho est un écart de cette commune. Cette notice reste incomplète : les dates, les acteurs et les usages du lieu n’ont pas encore été rassemblés ici à partir de sources nominatives.

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La Châtoire

La Châtoire est un écart de cette commune. Cette notice reste incomplète : les dates, les acteurs et les usages du lieu n’ont pas encore été rassemblés ici à partir de sources nominatives.

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Plaine des Cafres

En juillet 1882, la région du Tampon et de la Plaine des Cafres obtient des adjoints. Ce n’est pas encore une commune. En 1979, la commune absorbe le secteur du Piton de la Fournaise, près de la Plaine des Cafres.

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Bourg-Murat

Bourg-Murat est un écart de cette commune. Cette notice reste incomplète : les dates, les acteurs et les usages du lieu n’ont pas encore été rassemblés ici à partir de sources nominatives.

Nout terroir

Ce que la terre donnait

À partir de 1870, on distille l’ylang-ylang et le vétiver. L’alambic de Bois Joly Potier date de 1887. On dit « au 14e », « au 17e », « au 23e » : le chiffre part de la mer, sur la route de Saint-Pierre. L’eau courante arrive en 1941.

Nout patrimoine

Les lieux et les mémoires à préserver

Les bornes devenues quartiers. L’église de 1911. L’alambic de 1887. Grand Bassin, rattaché en 1977. La Maison du Volcan, commencée en 1989.

Nout moun

Edgar Avril, premier maire le 25 juillet 1925. Bois Joly Potier. Le père Eugène Rognard.

Les Hauts quittent Saint-Pierre en 1925. Grand Bassin quitte l’Entre-Deux en 1977. Les îlets ont leur page. Le volcan est dans Nout Volkan. Le Nez de Bœuf a déjà sa notice : belvédère sur la Rivière des Remparts. Le Piton de Villers a déjà sa notice : cône des Hautes Plaines. La cascade de Grand Bassin a sa notice : chute près de l’îlet. La Plaine des Sables a la sienne : paysage minéral d’altitude. Le Bras de la Plaine a sa notice : il sépare l’Entre-Deux et Le Tampon sur une partie de son cours. Le belvédère du Nez de Bœuf a une notice à part de celle du sommet. La ravine Blanche a sa notice. La ravine des Cabris aussi : elle est notée au Tampon et à Saint-Pierre, sans faire de toute la ravine un quartier du Tampon. Le belvédère de Bois Court a sa notice : vue sur Grand Bassin.

Rakont anou

Ce que les quartiers savent encore

On dit « au 14e », « au 17e », « au 23e ». Le chiffre part de la mer, sur la route de Saint-Pierre. Ce ne sont pas des surnoms. En 1830, Gabriel Le Coat de Kerveguen s’installe sur ces pentes. En 1859, il frappe une monnaie, le kreutzer, aussi appelé le kerveguen. Vingt ans plus tard, elle est déclarée illégale.

Un projet de loi est présenté le 29 juillet 1924. Le bulletin de la colonie publie la loi le 6 avril 1925. Le dimanche 25 juillet, on inaugure la commune. Le premier maire est Edgar Avril. L’eau courante arrive en 1941. L’électricité, en 1952. Le sanatorium des Trois-Mares ouvre en 1960. Le lycée Roland Garros est inauguré en août 1965. En 1977, Grand Bassin quitte l’Entre-Deux et rejoint le Tampon.

Si vous tenez un souvenir de ce territoire — un lieu, un métier, une mémoire de famille — il a sa place ici. On peut le raconter et le déposer.